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31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00



L'atelier d'icone avec Isabelle Delacroix


Peindre une icône est une prière, un appel à la prière, un art sacré multiséculaire, qui à chaque réalisationprend sa source et renaît de son aechétype à partir de matériaux simples: bois, pigments minéraux, jaune d'oeuf etc...

Les icônes sont propres aux églises chrétiennes d'orient dont elles animent l'iconostase, et leur présence dans chaque foyer orthodoxe témoigne de leur participation naturelle et essentielle à la vie
quotidienne de chaque famille.

L'iconographe, celui qui écrit l'imag, doit rester fidèle à la construction de l'icône, telle la perspective inversée, et à une très riche symbolique qui permettront à l'initié de lire l'image.

 

La technique

- Le bois
L'icône se peint généralement sur du bois de tilleul ou de peuplier.
La planche est enduite au préalable de deux couches de colle de peau de lapin sur lesquelles on applique de la tarlatane ou gaze qui symbolisent le linceul du CHRIST.
Puis vient la préparation du LEVKAS constitué d'une douzaine de couches d'un mélange de colle de peau et de blanc de Meudon, espacées d'un temps de séchage de 12 à 24 heures.
Les couches sont poncées jusqu'à obtention d'une surface lisse comme l'ivoire.

- Le dessin
- Il se fait à la sanguine ou directement au pinceau, à partir de pigments (terre de sienne naturelle) mélangés avec du jaune d'oeuf.
La pose de l'or
Les surfaces qui nécéssitent la pose d'or (l!or symbolise la lumière, la présence divine)
sont recouvertes d'assiette à dorer d'un ton ocre rouge qui, entre autre choses réchauffera la tonalité de l'or.
-La peinture de l'Icone
Elle s'effectue à partir de poudres minérales broyées avec du jaune d'oeuf et diluées à l'eau. Les couches liquides sont appliquées uniformément en partant du ton le plus foncé de la partie à couvrir. Petit à petit, on monte les lumières, c'est à dire que l'on procède aux éclaircissements en posant en réserve des couches plus claires.
Cette opération peut nécéssiter la superposition d'une quinzaine de couches.
Plusieurs heures de séchage sont nécéssaires pour fixer les pigments.
Une icône se termine par les lumières dans le regard qui donnent vie, puis par les inscriptions qui donnent son identité.

Bien sûr, cette explication est succinte, mais pourra sans doute faire comprendre à l'intéressé que l'exécution traditionnelle d'une icône demande un temps infini.

 

 

 

 

  

 

                   

 

 

 

 

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commentaires

gari 11/09/2007 18:24

bienvenu , tres interessant ! , je repasserais ,  à tres bie,ntot  bonne continua tions